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 Vestiges du passé [James Hamerson]

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MessageSujet: Vestiges du passé [James Hamerson]    Dim 30 Juil 2017 - 19:36

Vestiges du passé

Le ciel est pourpre, parsemé de nuages alors que le soleil disparaît peu à peu derrière la ligne d'horizon. Je regarde ma montre à la fois impatiente et inquiète, 21h57. Il ne reste que 3 minutes à James Hamerson pour rentrer de sa promenade. S'il ne rentre pas, il devra probablement passer la nuit dehors, les règles sont un peu trop strictes à mon goût, mais je suppose que c'est nécessaire au vu de la nature de cet établissement. De plus, Hamerson est un cas plutôt particulier et sensible qu'il faut garder à l'œil, j'espère qu'il n'est pas parti faire n'importe quoi... Ce qui me laisse perplexe, c'est qu'il n'a pas pris le chemin de la gare, mais qu'il est parti se perdre dans la forêt, mais dans quel but ? A-t-il juste besoin d'être un peu seul ? Mais ça fait un plusieurs heures, il a même loupé des cours... Peut-être qu'il lui ai arrivé quelconque mésaventure... Dans ce cas, il faut que je prévienne quelqu'un ! Non, non, si je fais ça, il risque d'avoir des soucis... Mon cerveau bouillonne, il ne lui reste qu'une minute pour rentrer et je ne le vois pas approcher des grilles... Je mords ma lèvre inférieure avant de décider d'aller le chercher moi-même. Je ne le trouverais sûrement pas et je vais certainement le regretter, mais je ne peux pas laisser un élève seul perdu dans la forêt sans réagir.

Je resserre mon châle sur mes épaules, mes escarpins foulent le sol de terre. Je ne regrette pas d'avoir mis un léger pull à manche longue, car une fois que le soleil est couché, l'atmosphère moite et étouffante devient fraîche et vivifiante. J'espère le retrouver rapidement et en bonne santé. Plus j'avance, plus les arbres sont imposant, j'aurais dû mieux me préparer. Je sors mon téléphone de mon sac à main et active le flash pour éclairer mon chemin et ne pas trébucher sur quoi que ce soit, informant ainsi les habitants de cette forêt de ma présence. Les oiseaux de nuit poussent des hululements effrayants et de bruissements inquiétant me font sursauter de temps à autre, mais je ne dois pas rebrousser chemin maintenant. Les arbres s'écartent peu à peu sou mes pas, laissant place à de la roche, des blocs de pierre couvert de mousse, comme si elles avaient roulé là et avaient décidait d'y mourir. Les blocs de pierre se transforme en pas de mur à moitié effondrés, en vieille bâtissent détruite. Des ruines sans âge, pleins d'histoire et d'âme. Je m’immobilise en regardant l'endroit, calme, reposant, magnifique, mais légèrement intimidant dans l'obscurité profonde de cette nature vivante et imprévisible. Ville de pierre imposante, mystérieuse, me faisant perdre conscience du temps et de mes objectifs, perdue dans la contemplation et la découverte, jusqu'à ce qu'une présence se manifeste. Des bruits de pas, un pas trop lourd pour être celui d'un animal. Un frisson de panique parcourt mon corps et glace mon cerveau, ma main se crispe sur mon téléphone portable. La lumière du flash se fait tremblante et ma gorge se serre, laissant échapper quelques mots hésitant, incertain, d'une voix un peu trop aiguë.

"Qui est là ? Monsieur Hamerson ?... ", comme une prière, j'espère de tout mon être croiser ce jeune étudiant à problème.

ft. James Hamerson
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James Hamerson
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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Dim 30 Juil 2017 - 21:40




Amélia, le vent me rappel le son de ta douce voix. Je ne me souviens même pas des derniers mots que j'ai pu te dire la dernière fois que je t'ai vu. Je touche mes lèvres en me remémorant tes douces lèvres. Ta fragilité si mignonne, j'avais l'impression d'être né pour te protéger et si c'était le cas j'avais échoué dans ma mission. Est-ce qu'un jour j'aurai la chance de te revoir ou veille-tu sur moi depuis les étoiles ? Ce qui me brise le cœur c'est de ne pas le savoir. Vous avez tous disparus, me laissant seul et sans soutient pour me remettre de mes émotions et de ma torture. Je me sens seul, vraiment seul. Revoir mes pères ce weekend me fera sans aucun doute le plus grand bien mais pour ce qu'il en est, ici, je n'ai personne. La nuit je fais des cauchemars, je suis encore enfermé dans cette cage et la douleur du fouet ré-ouvre mes plaies tant que j'ai l'impression que si je me réveille elles saigneront encore. J'ai toujours autant d'envies de meurtres, blesser, tuer, mon âme est sans doute noircit par la haine et même Satan en aura peur à ma mort. J'ai besoin de me détendre. Je dois entendre ta voix à travers ces arbres soufflants, te voir à travers les étoiles brillantes. Brillantes, comme tes yeux. Ouais c'est à chaque fois que mon sourire t'étais destiné que tes yeux brillaient de mille feu et même la lune à côté n'était pas aussi belle. J'ai fini de préparer mon sac  et je regarde l'horloge au dessus de la porte, donc le tic incessant me rappelle que je suis bien loin du couvre-feu. Le couvre feu : si je me fait chopper je vais me faire salement réprimander et je suppose au vue de mon état que je dois être bien surveillé. Quoi que, toute la journée je sourire, personne ne sait ce qu'il se cache derrière mon masque.

Je marche, je marche entre les troncs vers un endroits bien précis. La semaine dernière alors que je déambulais dans la forêt je suis tombé sur une ruine. Ça devait sans doute être une maison de berger avant que le temps ne fasse son travail. Le temps... Cette putain de merde qui détruit tout ce qu'il a créer lui-même, tout y passe, tout trépasse, rien n'échappe à ce salopard. Le temps est une ordure. Après une bonne  dizaine de minutes j'arrive à destination. Je souffle longuement et monte pierre en pierre comme de marche en marche. Une fois sur le toit je retire mes gants, ma chemise et je m'allonge sur le dos en attendant que les étoiles viennent m'accueillir. Je ferme m'endors sans doute, à mon réveille la lune est déjà haute dans le ciel. Je souris faiblement. Mon téléphoone vibre pour m'annoncer le couvre-feu mais le vent me parle comme pour me dire de rester un peu plus longtemps. Ma belle... Si je m'endors ici à cette heure-ci pourra tu te servir de ton pouvoir pour me montrer une nouvelle fois ton visage ? Afin que cette fois je puisse te dire un adieu digne du plus beau couple de l'université. Je ferme les yeux, les souvenirs ne cessent de revenir comme un flash-back et les larmes dévalent mes joues. Je ne cesse de gratter les plaies qui envahissent tout mon corps hormis mon visage et un coup de vent emporte mon gant. J'ouvre les yeux et tend la main vers celui-ci qui prend son envole. Mon gant... J'en aurais besoin. Il faut que je  parte à sa recherche.  Ainsi je me lève et seulement à dix pas je parvins à le rattraper. Mon esprit instable me joue des tours et je revois mon ancienne meilleure amie me jouer des tours. Elle court vers la cabane et je lui cours après. Seulement elle disparaît dans un faisceau lumineux. Mon regard s'assombrit et je reprend un pas normal.

« Que faites vous ici ? »

Pourquoi est-ce moi qu'elle appelait la seconde précédente ? Je traversse rapidement sa lumière afin que mon corps entaillé ne soit le moins possible à sa vu et monte les ruines pour remettre ma chemise et mes gants. Je suis agacé, cet endroit c'est le mien. Je saute du toit de la ruine, quand je lève la tête des nuages soudainement apparus menacent de pleurer. Je regarde mon téléphone, l'heure est largement passé.

« Vous aviez eu l'envie de passer du temps avec le beau gosse mystérieux dont tout le monde parle et vous m'avez suivi c'est ça ? Désolé, mais je n'ai pas envie de faire plaisir ce soir veuillez me laisser seul. »


Juste laissez moi pleurer et crier en paix.


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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Lun 31 Juil 2017 - 2:56

Vestiges du passé

La silhouette se fait discrète, presque imperceptible. Je plisse les yeux, jouant de la lumière pour me rassurer et voir à qui j'ai à faire, ou même à quoi... Mes yeux se plissent alors que l'inconnu fuit la lumière en me répondant par une question. C'est bien lui ? C'est bien James ? Je l'espère, j'aurais préféré une réponse... Qu'est-ce que je fais si ce n'est pas lui ? Ça pourrait être n'importe qui, je suis peut-être même en danger... Mais il ne semble pas agressif, comme s'il se désintéressait de moi, je l'entends s'éloigner. La lumière de mon téléphone portable se coupe brusquement et dans une grimace, je regarde mon écran, plus de batterie... Mais yeux ne sont pas encore habitués à l'obscurité, et la scène m'est quasiment indéfinissable. Je ferme les yeux et me les frotte un instant pour me familiariser aux ténèbres. Le ciel dégagé est parsemé d'étoiles brillantes. L'astre lunaire diffuse une douce lumière blanche qui éclaire la forêt. Du coin de l’œil, je vois le garçon sauter du mur de pierre jusqu'au sol dans un bruit mat. Un petit objet dans sa main éclaire faiblement son visage et dans un soupir de soulagement je reconnais le jeune élève que je suis venue chercher. Le ciel commence à se couvrir, peut-être un peu trop rapidement pour être naturel, les nuages masquant la lune de temps à autre. Il rompt de nouveau le silence et je sens dans sa voix une once d'agacement :

" Vous aviez eu l'envie de passer du temps avec le beau gosse mystérieux dont tout le monde parle et vous m'avez suivi, c'est ça ? Désolé, mais je n'ai pas envie de faire plaisir ce soir veuillez me laisser seul. "

Je suis un peu surprise par la façon dont il s'adresse à moi. Il a beau me vouvoyer, je n'ai pas l'impression qu'il fasse preuve de respect envers moi. Serais-ce simplement parce que je suis une femme ? Il est bien trop sûr de lui. Mon visage se referme et mon dos se redresse, adoptant une posture plus droite et confiante... Seulement en apparence. Je ne dois pas me laisser bouffer par les élèves. Je ne dois pas me laisser bouffer par les élèves. Je ne le dois pas. Je prends une grande bouffée d'air frit qui emplis mes poumons et gonfle ma poitrine, me donnant un air un peu plus imposant, bien qu'il fasse environ dix centimètres de plus que moi. J'arrange mon châle sur mes épaules pour me protéger du froid avant de m'éclaircir la gorge :

" Hamerson, je suis Mademoiselle Okelani, la documentaliste, vous vous souvenez de moi ? Je ne suis pas une quelconque courtisane auxquelles vous semblez habitué, je suis ici parce que je ne vous voyez pas revenir, que j'étais inquiète pour vous et que je voulais vous éviter les ennuies."

Ma voix perd un peu de son assurance à la fin de ma tirade. J'aurais voulu ajouter qu'il devrait me témoigner un peu plus de reconnaissance, mais ce ne sont pas des mots qui me ressemblent. De mes doigts fins, je ramène une mèche de cheveux bouclé derrière mon oreille et tire sur mes manches pour y cacher mes mains avant de reprendre d'une voix un peu plus calme, m'approchant de lui :

" Écoutez, je comprends que vous ayez besoin de solitude, moi-même je... Enfin, ce n'est pas important. Mais on s'inquiète pour vous alors essayez de rentrer avant le couvre-feu, d'accord ? ... Vous voulez bien emprunter le chemin du retour en ma compagnie ? "

ft. James Hamerson
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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Mar 1 Aoû 2017 - 11:41


L'obscurité tombé ne faisait qu’alourdir l'ambiance trop pesante que nous avions provoqué en ce lieu. J'étais intérieurement en colère, extérieurement démoniaque, et la nouvelle position que la prof prenait ne faisait qu'accentuer celle-ci. Elle cherche à m’impressionner ? Au stade où j'en suis je suis bien loin d'avoir peur du personnel de cet établissement. De plus je ne pense pas y rester, je veux retourner chez moi près de mes pères et dès que ce sera possible en un claquement de doigt je serai de nouveau dans leurs bras. Je regarde la pro s'approcher et fronce les sourcils, si elle fait un pas de plus je... Je...Je promet de lui faire regretter ! J'écoute agacé sa tirade, tout ça est bien trop...

« Chiant. »

Je repense à mon université et à ce professeur qui était lui-même un membre de la SWORD et qui m'a fait subir lui-même toutes ces tortures. S'il avait pu s'attaquer à Amélia il l'aurait fait, et elle si fragile aurait sans doute eu du mal à le supporter. La directrice avait elle aussi disparu, aussi elle sortait avec cette ordure de la SWORD alors sans doute avait-elle tout manigancé ? Comment faire confiance aux professeurs après ça ? Même après qu'ils aient été si gentils ils nous ont quand même poignardés dans le dos. Je ris nerveusement et serre les poings.

« Vous inquiéter, vous inquiéter, ne me faites pas rire putain. Vous êtes tous les mêmes, vous vous inquiétez, mais au final s'il se passe quoi que ce soit vous n'arriverez pas à protéger vos élèves, parfois vous êtes la cause de leurs blessures. »

Le sourire de toutes mon université me revient en tête. J'étais si bien avec eux et je m'amusais vraiment avec tout le monde. Je ris encore de ce jour où j'ai provoqué une inondation dans les couloirs parce qu'Amélia m'a avoué qu'elle modifiait mes rêves. On s'est retrouvé enfermé dans un placard et on pensait qu'on allait mourir. Une larme coule le long de ma joue et la rage m'envahit. Je m'approche rapidement et dangereusement avant d'attraper le poignet de la dame et le serrer. Rapidement des gouttes de pluie viennent camoufler mes larmes.

« Et moi je vous suggère de rentrer seule, à moins que vous voulez que je vous fasse très très mal ?! J'ai demandé à ce que je sois seul et vous saurez que le soir il vaut mieux pour vous de rester très très loin. »

La pluie ne cesse de tomber de plus en plus fort, me trempant entièrement dévoilant ma musculature  à travers ma chemise blanche qui me colle maintenant à la peau. Cette eau me ramène sur Terre et je soupire longuement avant de prendre son châle et lui poser sur ses cheveux.

« Rentrez maintenant »

Comme d'habitude j'ai perdu le contrôle de mes pouvoirs. Je la lâche et me retourne dans la ruine avant d'entrer dans celle-ci. J'ai besoin de me calmer. Je m'assoie et prend ma tête entre mes mains, m'énervant sur moi-même d'être si faible.


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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Mar 1 Aoû 2017 - 16:10

Vestiges du passé

" Chiant.
- Pardon ?
- Vous inquiéter, vous inquiéter, ne me faites pas rire putain. Vous êtes tous les mêmes, vous vous inquiétez, mais au final s'il se passe quoi que ce soit vous n'arriverez pas à protéger vos élèves, parfois vous êtes la cause de leurs blessures. "

Je le fixe, un peu surprise par tant de virulence, sans trouver quoi répondre. Je suis bouche bée devant tant de violence verbale sans comprendre comment mes mots ont pu la susciter. Peut-être qu'il a plus souffert que ce que je ne le pensais et que mes paroles étaient maladroites. En même temps comment lui donner tord, je ne suis qu'un petit brin de femme qui se fait terrasser par le moindre petit microbe dans l'air. Je ne sais pas me battre et je n'ai pas de pouvoir, comment pourrais-je protéger qui que ce soit ? J'aurais beau m'agiter jusqu'à épuisement, est-ce que ce sera vraiment utile ? Est-ce que j'y laisserais ma vie pour tenir ma parole ? Où ne serais-ce que des mots jetés en l'air pour rassurer et me persuader que je suis utile ? Son visage est dur, fermé, alors qu'il se rapproche de moi. Les gouttes de pluie s'écrasent sur le sol, mes vêtements et ma peau. Il arrive à ma hauteur et sa main se referme brusquement sur mon poignet, m'arrachant une grimace alors que la douleur me fait monter les larmes aux yeux :

" Et moi, je vous suggère de rentrer seule, à moins que vous voulez que je vous fasse très très mal ?! J'ai demandé à ce que je sois seul et vous saurez que le soir, il vaut mieux pour vous de rester très très loin. "

Je suis figée par la peur et le froid, la pluie colle mon lainage beige à ma peau grisâtre alors que nos regards sont plongés l'un dans l'autre. Mes cheveux raidient par l'eau tombent raide jusqu'à mes fesses, emmêlés autour de mes cornes. La pression se relâche autour de mon poignet et un frisson me parcourt le corps lorsque je sens mon châle quitter mes épaules. Je l'entends soupirer, il doit s'être calme, mais pas moi. Hamerson dépose mon châle sur ma tête, comme pour me protéger de la pluie, comme s'il ne se rendait pas compte que l'on est déjà trempé de la tête aux pieds et qu'il avait perdu la notion du moment présent.

" Atchii !
- Rentrez maintenant.
- Mais, Hamerson... James... "

Je le regarde s'éloigner et disparaître dans une bâtisse en ruine. Je n'ai donc que ces deux options, traverser la forêt seule, dans le noir complet et sous la pluie, risquant de faire de mauvaise rencontre, de me perdre, de glisser, de tomber et d'attraper encore plus froid que je ne suis en train de le faire. Où aller m’abriter, attendre que ça se calme ou même qu'il fasse jour en restant en compagnie de cet élève instable que je ne peu pas simplement abandonner ici, il va attraper froid lui aussi et il est un peu sous ma responsabilité non ? Je renifle un peu en me frottant les bras, tentant vainement de me réchauffer, je ne peux peut-être rien faire pour l'aider, mais je dois essayer. Si au moins il acceptait ma présence, ce serait un grand pas en avant. J'éclaircis un peu la gorge en lançant, incertaine :

" Je... Je ne rentrerais pas toute seule... Je vais vous attendre que vous le vouliez ou non... Mais est-ce que ça vous dérangerais de me laisser venir m’abriter ? Je suis trempée et frigorifié, je ne vous embêterais pas, je me ferais toute petite "

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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Jeu 3 Aoû 2017 - 10:50


J'étais à l'abris de la pluie qui avait sans doute était provoquée par mes émotions. Je n'arrivais déjà avant pas à utiliser mon pouvoir, mais cette fois-ci c'est pire, j'en ai carrément la perte de contrôle et avec mon instabilité mentale il va être difficile d'apprendre de nouveau à manier mes pouvoirs quand je le souhaite et uniquement à ce moment. Je suis trempé, j'ai froid mais c'est supportable. En revanche cette prof qui n'a pas connu l'erreur, elle a déjà attrapée un rhume. Idiote. Dans le coin le plus sombre et le plus reculé de la ruine j'enlève mes gants, ainsi que ma chemise et mon pantalon mouillé. Il n'y a rien de bon à avoir des vêtements trempés et d'ici demain ils seront un peu plus sec et je pourrai les mettre avant que quelqu'un me voit. De toute façon, personne ne vient ici. Personne sauf elle. Je me tourne vers la porte toujours dans l'ombre de la ruine, une ombre qui suffit à garder en grande partie ma peau cachée. Je ne mets qu'un court instant à réfléchir et je hausse les épaules.

« Entrez. »


Trouillarde, elle a juste peur de rentrer seule et elle utilise cette connerie comme excuse. Je prends mon linge que j'essai d'étendre au mieux que je peux. Si mon hypothèse est bonne alors elle a sans doute affrontée sa peur pour venir me chercher. Comme tous les profs il est hors de question que je lui fasse confiance, seulement ce soir elle mérite au moins d'être bien traitée. Je soupire, sans doute pour la énième fois, je suis déjà agacé par mes actions à venir, mais je l'ai fait de bon cœur. Je m'approche de la dame et lui lève son chale.

« Si vous allez dans le coin là-bas vous pourrez retirer les vêtements afin de les laisser sécher. C'est trop sombre pour y voir quelque chose. »

Sans attendre sa réponse je la pousse vers cet endroit, me forçant à me révéler à la faible lueur de la lune qui essaie de se trouver un chemin entre ces épais nuages. Je m'assoie et replis mes jambes sur moi, posant ma tête contre la roche inconfortable. Il faisait comme à l'époque de la préhistoire ? C'est super inconfortable ! À partir de maintenant deux options s'offre à moi, je pourrai dormir ou je pourrai essayer de contrôler mon pouvoir afin de calmer la pluie. Je lève la tête et me concentre, mais malgré divers tentative je n'arrive à rien et au bout d'une heure je décide d'abandonner. De toute façon je suis bien trop fatigué pour continuer, pour utiliser mes pouvoirs j'ai besoin d'énergie, sinon ça ne marche pas.

« Vous dormez ? »


Je pourrai l'ignorer, je pourrai alors qu'est-ce que je fous ? Dans le silence je peux entendre sa respiration. Elle n'a pas l'air de dormir et je la comprend, il n'y a pas assez de confort pour dormir, elle est seule dans une forêt avec un possible psychopathe et on est tous les deux à moitié à poil. Enfin je crois qu'elle a écouté mes conseills. Je roule des yeux en l'imaginant faire sa prude. J'en ai vvu d'autres et chaque corps est beau à sa façon. Je n'ai jamais détesté le corps de mes plans, j'ai juste eu des préférences, alors ce n'est pas avec moi qu'elle devrait être gêné. En plus je parie avoir vu plus de sexe féminin qu'elle de virilité masculine.

« Pourquoi être venue ? Vous travaillez demain et en plus de la fatigue vous allez attraper un rhume. Vous êtes vraiment imprudente pour un professeur... Vous n'avez pas trop froid ? »

Après tout la plus belle chaleur est celle du corps, alors si elle a froid je pourrai la prendre dans mes bras sans penser à rien derrière évidemment. Après tout, je ne suis pas un monstre au point de lui provoque un triple rhume. Fragile comme elle est elle mettrait un mois à s'en remettre. Je ris intérieurement à cette pensée avant de me gratter mes plaies. C'est devenu un nouveau toc depuis ma sortie de cage.


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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Ven 4 Aoû 2017 - 13:25

Vestiges du passé

Le silence me semble interminable alors que sa réponse me parvient enfin. Un simple "Entrez" sans émotion particulière, comme on le dirait à un voisin qui vient emprunter quelconque ustensile ou ingrédient qui lui fait défaut. Je ne me fais pas prier et m'avance vers la maison en ruine d'une démarche rapide, mais peu assurée. L'intérieur et sombre, si sombre que même en prenant le temps de m'y habituer, je ne distingue que la silhouette de l'élève dans un coin reculer. J'éternue de nouveau et m'éloigne de l'entrée pour être moins sujette aux courants d'air. Mon dos se pose contre la pierre froide en m'arrachant un frisson alors que je frotte mes mains entre elles en soufflant dessus mon essayer vainement de me réchauffer. J'entends Hamerson s'agiter dans son coin et me demande ce qu'il est en train de faire lorsque après un soupir, il s'exclame :

" Si vous allez dans le coin là-bas, vous pourrez retirer les vêtements afin de les laisser sécher. C'est trop sombre pour y voir quelque chose. "

J'écarquille les yeux surprise et sens mes joues devenir toute chaude à cette invitation. Les battements de mon cœur s'accélèrent alors que la panique me gagne de plus en plus. Je perds tous mes moyens lorsque le jeune homme au torse dévêtu se rapproche de moi. Mes membres tremblent et mes dents claquent entre cette angoisse et le froid. Sa grande main se pose dans mon dos me faisant sursauter, je m'apprête à réagir, le repousser ou le frapper, mais au lieu de me tirer vers lui comme je m'y attendais, le garçon me pousse dans un coin reculer de la pièce. Je le regarde à la fois surprise et soulagée, me traitant intérieurement d’idiote. Idiot, parce que je suis inconsciente d'être venu chercher seul un jeune homme aussi instable dans la forêt et en pleine nuit. Idiote aussi de m'être imaginée des choses aussi stupides comme quoi il aurait abusé de moi.

J'hésite alors sur la démarche à adopter, je sais que je devrais écouter son conseil, mais l'idée de me dévêtir avec une autre présence dans la pièce me met très mal à l'aise. Je sais par expérience qu'il ne peut pas me voir, mais la gêne est tout de même là. Je fais glisser mon châle sur mes épaules arrondis et le pli soigneusement. Je m'accroupis et dégage le sol de diverses feuilles, branchage et cadavre d'insecte pour y déposer mon vêtement. Je détache les trois bouton de mon haut en coton beige et fait glisser mes bras dans les longues manches avant de le passer au-dessus de ma tête en faisant attention que ma chevelure dense ne s'y emmêle pas. Je le pli ensuite soigneusement pour le poser par-dessus mon châle dans un alignement parfait. Mes joues rougissent de plus en plus alors que je détache mon pantalon de tissus pour le faire descendre sur les fesses rondes et mes cuisses charnues jusqu'à mes mollets. Il rejoint ma pile de vêtements alors que je retire mes bottines en cuir marron et mes petites chaussettes blanche. Je dépose les chaussures bien droite à côté de la pile de linge accompagnée de mes chaussettes que j’aligne symétriquement sur mon pantalon. Je me demande si ma gêne pouvait être plus grande lorsque l'élève reprend la parole. Le fait d'avoir une conversation avec lui alors que je ne porte que de simples sous-vêtements en dentelle mauve est encore plus intimidant :

" Vous dormez ?
- N-Non ... "

Je ne sais pas vraiment quoi dire de plus, je n'ai pas particulièrement envie d’alimenter une conversation dans ces conditions. Je n'ose pas m'asseoir, bien que mes jambes commencent à s'engourdir et frottent mes bras avec mes mains, légèrement recroquevillée sur moi-même. Mon nez me chatouille et j'éternue à nouveau. Une fois. Deux fois. Trois fois. Dans quel pétrin, je me suis mise cette fois-ci ? Je n'avais rien prévu, encore une fois, j'étais parti à l'aveuglette, sans prendre le temps d'y réfléchir, sans même prévenir quelqu'un au cas où il m'arriverait autre chose. Je sens mes yeux me picoter sous les larmes et le fatigue, je ne suis qu'une idiote.

" Pourquoi être venue ? Vous travaillez demain et en plus de la fatigue vous allez attraper un rhume. Vous êtes vraiment imprudente pour un professeur... Vous n'avez pas trop froid ?
- Je me faisais du soucis pour vous, je ne voulais pas laisser un élève tout seul dans la forêt en pleine nuit. Je ne pensais pas qu'il allait pleuvoir si subitement, le ciel était totalement dégagé quand je suis partie... Puis je pensais que vous ne feriez pas de chichi et que vous rentreriez avec moi... Ca va, ne vous en faites pas "

Je renifle un peu et tire de mon sac un mouchoir de tissus pour m'essuyer le nez. Même mon sac ne contient pas grand chose d'utile. Mon porte-monnaie, quelques feuilles, ma trousse, un kit de premier secours, un de couture et une bombe anti-agression. Tout pour me sortir de n'importe qu'elle situation, excepté celle-ci.

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James Hamerson
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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Dim 6 Aoû 2017 - 11:14


Une pluie subite hein ? Je regarde le plafond alors qu'on peut voir entre les pierres quelques nuages. La pluie se fait encore plus forte alors qu'une goutte me tombe sur le nez. Peu importe où on regarde cette pluie n'a pas l'air normal. Il faisait un soleil radieux et à la seconde où la dame m'a vu il s'est mis à pleuvoir. Je rigole, mais ce n'est pas un rire de joie, c'est un rire nerveux. Ma main recouvre l'entièreté de mon visage alors que je regarde la prof entre mes doigts.

« On peut dire que les dieux sont capricieux n'est-ce pas ? »

Je secoue vivement la tête et me relève en passant vivement une main sur mon boxer gris pour enlever le reste des herbes. Je me rapproche de l'antre de la porte et passe une main sous la pluie, je suis perdu dans mes pensées et mon regard est absent. Ce pouvoir était la cause de ma torture, deux choix s'offraient à moi : je reniais mon pouvoir ou je reniais les autres. Sachant que mon pouvoir fait partie de moi, que malgré le fait que j'ai toujours eu des ennuis à cause de lui j'en ai toujours ris, la décision fut rapide à prendre. Sous cette eau tout me souvenir me reviennent...encore, mais cette fois ce ne sont pas les bons. J'ai l'impression qu'ils sont encore en train de me fouetter, une grimace se dessine sur mon visage alors que de nouveau je gratte mes plaies. Les espaces entre les gouttes d'eau sont de moins en moins existants et cette fine pluie devient plus grosse. J'ai l'impression que plus je me gratte ces blessures et plus elle est forte. C'est comme si j'étais un grand dieu et que le temps changeait en fonction de mon cœur. Enfin visiblement c'est ce qu'il se passe.

« Enfin, cette fois il faut dire que les dieux n'y sont pour rien, mais ne me blâmez pas ce n'est pas entièrement de ma faute, je ne sais pas contrôler mes pouvoirs. »


La pluie en vient à traverser le toit de la ruine, nous ne sommes plus en sécurité nul part et pour elle la situation est encore pire. Je me tourne vers elle le regard toujours absent. Dans le noir je ne peux pas la voir, mais je peux la deviner. Elle est encore debout, comme une cruche ou une plante elle ne bouge pas. Je m'approche vers elle et me retrouve dans son dos alors que je la bloque entre ma main et les murs.

« Putain, arretez de mentir ! Comme si quelqu'un pouvait encore avoir des sentiments ou des émotions envers moi. Le seul sentiment que je donne aux femmes s'est l'amour et la seule émotion est l'excitation... Rien d'autre. »

Mon bras effleure le sien et je sens son corps froid... Encore un mensonge. Ça m'exaspère. Si elle n'est pas capable de se protéger alors qu'elle ne la joue pas wonder woman parce que sinon ce qui peut lui arriver risque de lui enlever toute humanité.

« Vous êtes une menteuse. Aussi vous vous êtes foutu dans la merde... »


Je colle mon corps à son dos alors que mes bras l'envellope comme une prison dont elle ne peut s'échapper. Je me laisse tomber en arrière me retenant d'une main à l'arrivé pour ne pas avoir trop mal au fessier. Nous nous retrouvons assis et je serre mes jambes aux siennes. En quelques secondes je peux sentir la chaleur de son corps remonter.

« Il paraît qu'il se réchauffe comme ça en Antarctique. Ce n'est pas trop mal s'est vrai... Je m'en fous. Je peux avoir tous les corps que je veux dans cet établissement, vous ne croyez pas que le viol est mon hobby? J'ai beau être mentalement instable, j'ai beau avoir perdu mon âme, il y a des choses que je ne pourrais pas faire non pas pour l'autre, mais pour moi. Parce que si je m'abaisse à violer quelqu'un j'en perdrai tout mon charme et j'aurai l'impression de ne plus être aussi irrésistible. Alors décontractez vous, si j'avais voulu vous faire quoi que ce soit, je l'aurai déjà fait depuis bien longtemps. »

Je soupire et pose ma tête sur son épaule.

« Dormez maintenant, ça ne fera que rendre plus court l’embarras de cette position. »


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Keanu Okelani
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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Dim 6 Aoû 2017 - 14:14

Vestiges du passé

La pluie semble devenir de plus en plus forte, presque comme surréaliste. J'ai grandi sur une île tropicale qui subit occasionnellement des pluies démentielles et des tempêtes incroyable. Ou le temps peut changer radicalement en une poignée de minutes et ou il faut toujours être sur ses gardes lors de la mauvaise saison. Mais cette fois, le changement de météo était aussi radical qu'instantané et je n'arrive pas à m'expliquer ce phénomène. Par réflexe, j'attrape mon téléphone portable pour faire des recherches à ce sujet, mais soupire doucement et le range dans mon sac en constatant à nouveau qu'il n'a plus de batterie.

" On peut dire que les dieux sont capricieux n'est-ce pas ? "

Je sursaute légèrement, comme si j'avais oublié sa présence, trop obnubilé à trouver une raison pour me rassurer. Les dieux ? Je n'ai jamais été très croyante, pourtant, de ce que j'ouïe dire, certains résident du pensionnat sont des fils et filles de dieux. Mais dans les religions occidentales, ne sommes nous pas tous les enfants du Dieu uniquement ? Noa me parlait beaucoup de religion, même s'il est agnostique, il a grandi dans une famille religieuse très croyante et s'appuyait beaucoup sur la bible comme si c'était un bon guide pour réussir sa vie. Mais en prenant en compte l’existence des Dieux, ou du Dieu unique, ça expliquerait peut-être les phénomènes scientifiquement inexplicables qui se produisent parfois. Cependant, je ne comprends pas pourquoi un Dieu s'entêterait à faire pleuvoir autant à cet endroit précis, mais les dessins de Dieu sont incompréhensible pour moi, je suppose.

J'entends Hamerson bouger et sa silhouette s'approche de l'extérieur. Je l'observe en silence, sa main tendue dehors, ses cicatrices blanchis par le rayonnement de la lune qui perce de temps à autre l'épaisse couche de nuage sombre. À cette vision, mon cœur se serre et mon cerveau bouillonne. C'est révoltant, personne ne mérite un tel traitement et encore moins un garçon aussi jeune. Je serre mes poings, mes ongles se plantant dans mes paumes, alors qu'il reprend la parole :

" Enfin, cette fois, il faut dire que les dieux n'y sont pour rien, mais ne me blâmez pas ce n'est pas entièrement de ma faute, je ne sais pas contrôler mes pouvoirs. "

Son pouvoir ? Je le regarde un peu surprise, ne m'étant pas attendue à ça. Peut-être que je suis trop naïve et crédule, mais pour moi, ça ne pouvait pas être lui, je n'y ai même pas pensé un seul instant. De gouttes de pluie glaciale tombe sur mon corps en me faisant frissonner, c'est affreusement désagréable. S'il ne contrôle pas son pouvoir, je commence à redouter les limites de ce qui ne devrait être qu'une simple pluie. Jusqu’où s'étendent son pouvoir et quel est la nature de celui-ci ? Je lui tourne le dos pour essayer de localiser les éventuelles fuites d'eau et trouver un endroit où je serais mieux abriter. C'est lorsque je sens sa présence dans mon dos que je regrette se manque d'attention. Son bras me coince contre le mur alors que je recommence à paniquer.

" Putain, arrêtez de mentir ! Comme si quelqu'un pouvait encore avoir des sentiments ou des émotions envers moi. Le seul sentiment que je donne aux femmes s'est l'amour et la seule émotion est l'excitation... Rien d'autre.
- Mais enfin... "

Le contact de son bras contre le mien, me fait l'effet d'une décharge électrique. Je tremble de plus belle et cherche à localiser mon sac du regard alors que je poursuis d'une voix un peu trop aiguë et tremblante quand je réponds à ses accusations :

" Vous êtes une menteuse. Aussi, vous vous êtes foutu dans la merde...
- Je-Je vous préviens Monsieur Hamerson... J'ai une bombe anti-agression sur moi alors... Alors arrêtez vos enfantillages... Ce n'est pas marrant... "

Comme encouragé par mes menaces puériles, je sens son torse tiède se coller contre mon dos et ses bras enlacer mon corps gelé. Mon visage s’empourpre alors que mon cœur rate plusieurs battements. Je sens nos corps basculer en arrière et me crispe en retenant de justesse un petit cri de surprise. Ses jambes emprisonnent les miennes comme pour m'empêcher définitivement de me débattre alors que je m'agite un peu. Je m’apprête à le houspiller sur l'indécence de cette situation, mais il fut plus rapide que moi à prendre la parole :

" Il paraît qu'il se réchauffe comme ça en Antarctique. Ce n'est pas trop mal s'est vrai... Je m'en fous. Je peux avoir tous les corps que je veux dans cet établissement, vous ne croyez pas que le viol est mon hobby ? J'ai beau être mentalement instable, j'ai beau avoir perdu mon âme, il y a des choses que je ne pourrais pas faire non pas pour l'autre, mais pour moi. Parce que si je m'abaisse à violer quelqu'un, j'en perdrai tout mon charme et j'aurai l'impression de ne plus être aussi irrésistible. Alors décontractez-vous, si j'avais voulu vous faire quoi que ce soit, je l'aurai déjà fait depuis bien longtemps. Dormez maintenant, ça ne fera que rendre plus court l’embarras de cette position. "

Je reste bouché bée face à cette tirade jusqu'à sentir le poids de sa tête sur mon épaule et ses fins cheveux sombres qui caressent ma peau. Ce n'est peut-être pas grand chose pour n'importe qui d'autre, mais même Noa ne m'a jamais tenu contre lui de la sorte. Je n'ai jamais sentis sa peau, ses lèvres, son souffle et ses caresses sur aucune partie de mon anatomie. J'aurais souhaité que ce ne soit pas contre James que je soit pelotonné et que ce ne soit pas ses gestes à lui qui prennent soin de moi, ni ses paroles à lui qui me rassure. Mes yeux s'embuent de larmes alors que je regarde le sol, pourquoi je pense toujours à Noa ? Ca fait plus d'un an que c'est fini, qu'il m'a quitté et que je continue de le croiser tous les jours dans les couloirs comme une éternelle torture. Quand il ne sait pas que je l'observe, je peux même apercevoir son sourire, entendre son rire et observer les gestes tendres qu'il peut avoir envers les autres, mais plus envers moi... Mes larmes humidifient le dol à nos pieds, alors que mon dos et secoué de léger sanglots, je renifle un peu et les bras de l'élève me prive du moindre mouvement.

" Je suis désolée... Je sais que je ne suis qu'une idiote, mais je voulais bien faire... Je voulais juste vous aider... Mais je ne suis même pas capable de m'occuper de moi et de régler mes soucis... Je ne suis bonne qu'à empiler des livres sur des étagères... Et écoutez moi me plaindre alors que vous avez dû traverser des choses tellement plus horrible... Je suis une affreuse personne, je suis désolée... Je voulais juste tellement vous aider... Faire quelque chose de bien et d'utile pour quelqu'un... "

J'essaie de me rouler en boule, mais la pression de son corps ne me laisse pas le faire. J'ai tellement honte de moi que je préférerais disparaître sur-le-champ que d'affronter sa réponse.

ft. James Hamerson
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MessageSujet: Re: Vestiges du passé [James Hamerson]    Dim 13 Aoû 2017 - 21:48


Foutaise, qu'allait-elle faire avec une bombe anti-agression ? Si elle avait si peur elle n'aurait jamais dû venir, cela aurait été mieux pour elle comme pour moi. Je voulais dormir ici, seul, au bruit du vent. Je ne préfère pas répondre à sa menace, si elle l'utilise je ne serai sans doute plus dans mon état normal... Alors que j'essayai de faire un bon geste. Je pense souhaiter moi-même sauver mon âme, comme si j'avais l'espoir que la vie est encore un cadeau, alors que je me suis rendu compte que la vie n'est qu'un poison. Si j'avais pu j'aurais mis fin à mes jours, mais de nombreuses raisons me pousse à ne pas le faire : la vengeance, la peur et l'amour... Si j'ai perdu l'amour de ma vie il me reste toujours mon amour familial, mes pères, qui ont été détruit par ma disparition. La tête toujours dans son cou je l'écoutais déblatérer des conneries, alors que je sentais une goutte tomber sur ma main. Il pleut ? Les tremblements de son corps m'indiquaient la provenance de cette pluie : un cœur, le sien. Je n'étais pas le seul à avoir mal, mais cette femme était trop sensible et ça pour rien.

«Si c'est à cause de moi que vous pleurez, sachez alors qu'il n'est plus possible de me sauver. Mon âme a été noircit par des humains, trahis par mon entourage, mon cœur a été meurtrit par son départ et mon cerveau lui-même ne sait pas à quel point je peux détester le monde, à quel point j'ai envie de tous les tuer... Mais n'ayez crainte, je suis encore trop faible pour ça. »


Cette révélation aurait sans doute dû rester au fond de ma pensée, mais tout cela pèse fortement sur ma conscience et me brise bien plus. Malgré que j'étais selon moi l'homme le plus triste de cette terre un côté de moi souhaitait faire le bien, était-ce parce que j'aimais par dessus tout voir une femme sourire ? Parce que je revoyais Amélia en chacune de ces femmes ? En tout cas j'avais recrée le club d'hôte dans le but de satisfaire les dames et sans doute de me satisfaire moi-même. Je poussais un long soupir et posé ma tête contre la roche derrière moi alors qu'une de mes mains jouait avec la longueur de ces cheveux.

« Je vous ai dit de dormir... Peu importe ce que j'ai pu traverser puisque maintenant c'est fini le gouvernement nous protège en échange on ne divulgue pas d'informations pour que cela ne se répande pas dans les médias. »

Je soupire et libère son corps de ma pression, pour ma part je commence à me réchauffer, mais un autre problème survint : la fatigue. Ça fait combien de temps qu'on est ici ? Mes yeux commencent à papilloner et je me retiens de bailler.

« Pourquoi dites vous être une bonne à rien ? Je suis presque sûr que c'est faux. Hum... Je suis sûr que vous faite bien le ménage et la lessive et la cuisine ! C'est important ça surtout si votre mec est maniaque. »

Je lève les yeux et pense à moi-même. Mon foyer va être bien vide, sans doute vais-je finir seul avec un chat. C'est pas plus mal...


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